Foire aux questions
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Un fonds négocié en bourse (FNB) est un fonds d’investissement à capital variable qui détient un panier d’actifs comme des actions, des obligations, des marchandises, des cryptomonnaies ou des produits dérivés. Les parts de FNB se négocient en bourse et peuvent être achetées et vendues tout au long de la séance à la valeur du marché, avec un cours acheteur et un cours vendeur, à l’image d’une action cotée en bourse.
L’industrie canadienne des FNB est encadrée par une combinaison de réglementation en valeurs mobilières, de surveillance boursière et d’organismes d’autoréglementation. La réglementation des FNB relève principalement des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), l’organisme qui regroupe les autorités provinciales et territoriales en valeurs mobilières du Canada. Les FNB sont régis par le Règlement 81-102, qui établit les règles en matière de pratiques de placement, d’effet de levier, de liquidité, d’information à fournir et de gestion des risques. Les obligations d’information des FNB, y compris les prospectus et les documents Aperçu du FNB, sont régies par les règles des ACVM et sont déposées au moyen de SEDAR+, le système canadien de dépôt public en valeurs mobilières. Les bourses comme la Bourse de Toronto (TSX) et Cboe Canada encadrent l’inscription et la négociation des FNB, notamment les normes d’inscription, l’intégrité du marché et les règles de négociation. Les courtiers et les conseillers qui participent à la vente de FNB sont encadrés par des organismes comme l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), qui surveille les courtiers en placement et les activités de négociation. Ensemble, ces autorités et organismes veillent à la protection des investisseurs, à la transparence des marchés et au bon fonctionnement du marché canadien des FNB.
Les FNB recourent à un processus de création et de rachat à capital variable pour gérer l’offre et la demande. Lorsque la demande pour un FNB augmente, un courtier désigné peut créer de nouvelles parts en livrant au FNB un panier des titres sous-jacents ou des espèces. Lorsque l’offre dépasse la demande, les parts du FNB peuvent être rachetées en inversant ce processus. Cette structure permet au nombre de parts en circulation d’augmenter ou de diminuer selon les besoins et contribue à maintenir le cours du FNB en bourse près de sa valeur liquidative (VL). Comme les titres peuvent souvent être transférés en nature plutôt que vendus, ce mécanisme peut aussi réduire les gains en capital réalisés à l’intérieur du fonds, ce qui peut améliorer l’efficience fiscale dans les comptes non enregistrés.
La valeur liquidative (VL) représente la valeur par part des actifs sous-jacents d’un FNB, moins son passif. Elle est calculée en prenant la valeur marchande totale des titres détenus par le FNB, en soustrayant les frais et les autres éléments de passif, puis en divisant le résultat par le nombre de parts en circulation. Pour les FNB, la VL est calculée au moins une fois par séance et sert de point de référence pour l’établissement des cours ainsi que pour la création et le rachat de parts sur le marché primaire. Même si les FNB se négocient en bourse au cours du marché pendant la journée, leur cours demeure généralement près de la VL grâce au processus de création et de rachat.
Une unité de création est un bloc important de parts de FNB, émis par un FNB sur le marché primaire à un courtier désigné. Les unités de création comptent généralement des dizaines de milliers de parts, bien que leur taille exacte varie. Les courtiers désignés peuvent créer des parts de FNB en livrant au fonds soit un panier des titres sous-jacents, soit des espèces. Ces parts sont ensuite vendues en bourse aux investisseurs. Le même processus s’applique à l’inverse lors du rachat de parts.
Les entrées et les sorties de fonds mesurent, sur une base nette, les sommes qui entrent dans un FNB ou qui en sortent au cours d’une période donnée. Il y a entrée de fonds lorsque les investisseurs ajoutent de nouvelles sommes à un FNB, et sortie de fonds lorsqu’ils en retirent. Ces chiffres sont calculés à partir des variations de l’actif sous gestion du FNB, ajustées pour tenir compte des mouvements de cours. Dans les faits, les entrées et les sorties reflètent l’activité nette de création ou de rachat sur le marché primaire du FNB, sous l’effet de la demande des investisseurs. Elles servent souvent à évaluer le sentiment des investisseurs et l’utilisation des produits. Des entrées soutenues peuvent indiquer une demande croissante pour une catégorie d’actif ou une stratégie donnée, tandis que des sorties peuvent traduire un changement de préférences ou d’appétit pour le risque. Les flux doivent toutefois être interprétés en tenant compte du rendement, des conditions de marché et de la structure du FNB, car les flux à court terme ne présagent pas nécessairement des résultats à long terme. Au Canada, les données sur les flux des FNB sont accessibles au moyen d’outils de filtrage fournis par les bourses, comme le marché canadien des FNB de Cboe Canada, ainsi que sur d’autres sites boursiers et plateformes de recherche sur les FNB.
Le principal coût récurrent d’un FNB est le ratio des frais de gestion (RFG). Le RFG comprend les frais de gestion versés au fournisseur du FNB ainsi que les frais d’exploitation comme les frais d’administration, de garde de valeurs, d’audit et de conformité réglementaire. Il est exprimé en pourcentage annuel de l’actif du FNB. Certains FNB engagent aussi des coûts de négociation à l’intérieur du fonds, comme les commissions de courtage et les frais d’opération lorsque le portefeuille achète ou vend des titres. Ces coûts sont pris en compte dans le ratio des frais d’opérations (RFO). Selon le cadre proposé du coût total de possession, le ratio des frais du fonds (RFF) combinerait le RFG et le RFO en un seul chiffre. Cette approche vise à donner un portrait plus complet des coûts récurrents d’un FNB et serait sensiblement comparable au ratio des frais utilisé aux États-Unis.
Le rendement d’un FNB est généralement présenté sous forme de rendements totaux annualisés fondés sur la valeur liquidative (VL). Ce calcul tient compte à la fois de la variation de la valeur des titres sous-jacents et des distributions versées, en supposant que celles-ci sont réinvesties. Le rendement est présenté sur des périodes mobiles standards, comme 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans, ainsi que depuis la création. Ces chiffres sont généralement présentés après déduction des frais du FNB, mais avant impôts : les résultats individuels peuvent donc varier selon le type de compte et la situation fiscale de chaque investisseur.
La liquidité d’un FNB s’observe à deux niveaux. Le premier est l’activité de négociation des parts elles-mêmes, notamment le volume quotidien et l’écart entre le cours acheteur et le cours vendeur en bourse. Bien que visible et facile à mesurer, ce niveau n’est pas toujours la source de liquidité la plus importante. Le second niveau, souvent plus déterminant, est la liquidité des actifs sous-jacents du FNB. Comme les FNB peuvent créer et racheter des parts par l’entremise de courtiers désignés, la liquidité dépend en définitive de la facilité avec laquelle les titres sous-jacents peuvent être achetés ou vendus. Par exemple, un FNB d’actions canadiennes dont le volume de négociation est faible ou dont l’actif sous gestion est modeste peut tout de même offrir une forte liquidité s’il détient des actions canadiennes à grande capitalisation très activement négociées. Le volume de négociation apparent d’un FNB peut donc sous-estimer sa liquidité réelle. La structure du FNB et la liquidité des titres qu’il détient jouent un rôle clé dans l’efficacité avec laquelle les opérations de grande taille peuvent être exécutées.
Le document Aperçu du FNB est un document d’information normalisé et concis exigé pour les FNB canadiens. Il vise à fournir aux investisseurs une information claire et en langage simple avant qu’ils investissent. L’Aperçu du FNB présente généralement l’objectif de placement du FNB, un survol de sa composition, le niveau de risque, le rendement passé, les coûts comme le ratio des frais de gestion, ainsi que de l’information sur les distributions. Il explique aussi comment le FNB se négocie, y compris les considérations de liquidité et d’établissement des cours. Les documents Aperçu du FNB sont accessibles auprès des courtiers, sur le site Web du fournisseur du FNB et sur SEDAR+. Les investisseurs devraient toujours consulter l’Aperçu du FNB avant d’investir dans un FNB.
Un prospectus de FNB est un document d’information exigé qui fournit des renseignements détaillés sur un FNB. Il vise à aider les investisseurs à bien comprendre la structure du FNB, sa façon d’investir et les risques en cause. Au Canada, le prospectus d’un FNB présente généralement les objectifs de placement, les stratégies, les titres ou les types d’actifs sous-jacents, les frais et charges, les risques, la politique de distribution, les considérations fiscales ainsi que le mode de création et de rachat des parts. Il contient aussi de l’information sur le fournisseur du FNB, le gestionnaire de portefeuille et les dépositaires. Le prospectus est plus détaillé et plus complet que le document Aperçu du FNB, qui est un résumé plus court, en langage simple, conçu pour une consultation rapide. Les prospectus de FNB sont accessibles au public sur le site Web du fournisseur du FNB et sur SEDAR+.
Les risques liés au placement dans un FNB dépendent en grande partie des actifs sous-jacents et de la stratégie de placement du fonds. Bien que les FNB offrent diversification et transparence, ils demeurent exposés à des risques de marché et à des risques structurels. Les risques courants comprennent notamment les suivants. Risque de marché : la valeur d’un FNB peut augmenter ou diminuer selon les mouvements des marchés ou des catégories d’actif dans lesquels il investit. Risque de liquidité : certains FNB ou leurs titres sous-jacents peuvent se négocier moins fréquemment, ce qui peut élargir l’écart entre le cours acheteur et le cours vendeur. Risque d’écart de suivi : le rendement d’un FNB peut différer de celui de son indice de référence en raison des frais, des coûts de négociation, des impôts ou des décisions de gestion de portefeuille. Risque de change : les FNB qui détiennent des actifs étrangers peuvent être touchés par les variations des taux de change. Risque de taux d’intérêt : la valeur des FNB d’obligations peut baisser lorsque les taux d’intérêt augmentent. Risque de crédit : les FNB à revenu fixe sont exposés au risque qu’un émetteur manque à ses obligations. Risque lié aux produits dérivés : les FNB qui utilisent des produits dérivés peuvent présenter une complexité accrue, un risque de contrepartie et des pertes amplifiées. Risque lié à l’effet de levier : les FNB à effet de levier peuvent amplifier les gains comme les pertes et se comporter de façon imprévisible sur de plus longues périodes. Risque de concentration : les FNB axés sur des secteurs, des pays ou des thèmes précis peuvent être plus volatils que les FNB largement diversifiés. Pour une description complète des risques d’un FNB, les investisseurs devraient consulter le prospectus et les documents d’information du fonds, qui abordent les risques propres à celui-ci.
Au Canada, les FNB se voient attribuer un niveau de risque normalisé selon une échelle à cinq échelons : faible, faible à moyen, moyen, moyen à élevé et élevé. Ce niveau est indiqué dans le document Aperçu du FNB. Il repose principalement sur la volatilité historique du FNB. Si le FNB n’a pas un historique de rendement suffisant, un indice de référence ou un FNB comparable peut servir à établir le niveau de risque. Cette mesure vise à aider les investisseurs à comparer le risque relatif de différents FNB. Un niveau plus élevé indique que le rendement du FNB a davantage fluctué au fil du temps, tandis qu’un niveau plus faible témoigne de rendements plus stables. Cette approche comporte des limites. Le niveau de risque est rétrospectif et peut ne pas rendre compte pleinement des risques liés à la complexité de la stratégie, à l’effet de levier, aux produits dérivés, à la liquidité ou à l’évolution des conditions de marché. Il doit donc être considéré comme un point de départ et être utilisé en parallèle avec la stratégie de placement du FNB, les titres qu’il détient et l’information complète sur les risques figurant au prospectus.
Les FNB et les fonds communs de placement sont tous deux des véhicules de placement collectif, mais ils se négocient et fonctionnent différemment. Les parts de fonds communs de placement s’achètent ou se vendent directement auprès de la société de fonds, à un seul prix par jour, établi selon la valeur liquidative (VL) de clôture, soit la valeur de l’actif du fonds moins son passif. Les FNB se négocient en bourse tout au long de la journée au cours du marché, avec un cours acheteur et un cours vendeur. Une différence structurelle importante réside dans le processus de création et de rachat des FNB. Ce processus est assuré par un participant autorisé, aussi appelé courtier désigné au Canada.
Les FNB et les fonds à capital fixe sont tous deux des produits de placement négociés en bourse, mais ils diffèrent par leur structure et leur mode d’établissement des cours. Les FNB sont à capital variable : le nombre de parts en circulation peut augmenter ou diminuer grâce au processus de création et de rachat. Ce mécanisme contribue à maintenir le cours du FNB près de sa valeur liquidative (VL). Les fonds à capital fixe, eux, émettent un nombre fixe de parts au lancement, et de nouvelles parts ne sont généralement pas créées ni rachetées de façon continue, sauf en cas de placement secondaire ou d’offre de rachat. C’est pourquoi ces fonds se négocient souvent avec une prime ou un escompte par rapport à leur VL, selon la demande des investisseurs. La gestion de portefeuille constitue une autre différence. Les FNB sont souvent passifs ou fondés sur des règles, même si les FNB à gestion active sont de plus en plus courants. Les fonds à capital fixe sont généralement à gestion active et recourent plus fréquemment à l’effet de levier pour accroître le revenu ou le rendement, ce qui peut augmenter le risque.
Les FNB et les sociétés de capital scindé sont tous deux des produits de placement négociés en bourse, mais ils diffèrent considérablement par leur structure, leurs objectifs et leur risque. Les FNB sont des fonds à capital variable qui détiennent un portefeuille diversifié d’actifs et qui peuvent créer ou racheter des parts au besoin. Cette structure aide à maintenir le cours du FNB près de sa valeur liquidative (VL). Les FNB servent couramment à obtenir une exposition étendue au marché, à mettre en œuvre des stratégies de revenu ou à construire un portefeuille, et leur risque reflète généralement les actifs sous-jacents et la stratégie employée. Les sociétés de capital scindé sont des structures à capital fixe qui détiennent habituellement un portefeuille figé de titres, souvent concentré sur un petit nombre d’actions à dividendes. Elles émettent deux catégories d’actions : généralement des actions privilégiées conçues pour verser des distributions et des actions de capital conçues pour offrir une exposition à effet de levier à la hausse du portefeuille. Comme les fonds à capital fixe, elles peuvent se négocier avec une prime ou un escompte par rapport à la VL. Les sociétés de capital scindé comportent des risques structurels, notamment la sensibilité aux réductions de dividendes, la concentration de l’actif et le risque de baisse pour les porteurs d’actions de capital si le portefeuille recule. Elles sont donc généralement plus complexes, plus coûteuses et assorties de profils de risque différents de ceux de la plupart des FNB.
Les FNB offrent un moyen souple et économique d’obtenir une exposition à un grande variété de catégories d’actif, de secteurs et de stratégies de placement. Ils procurent de la transparence quant à leur composition, une liquidité intrajournalière grâce à la négociation en bourse et, de façon générale, des coûts récurrents plus faibles que bien d’autres produits de placement. Les FNB peuvent aussi servir de blocs de base d’un portefeuille ou viser des marchés, des risques ou des résultats précis, selon les objectifs de l’investisseur. Certains FNB sont également conçus comme des outils de courtage et offrent des caractéristiques comme l’effet de levier, l’exposition inversée ou des stratégies fondées sur les options pour des usages à plus court terme.
Au Canada, les FNB sont offerts par un large éventail de gestionnaires de fonds d’investissement, dont de grands gestionnaires d’actifs, des fournisseurs de FNB indépendants et des sociétés appartenant à des banques. Certains offrent des FNB comme produits autonomes, tandis que d’autres proposent des FNB en complément de fonds communs de placement et d’autres véhicules de placement.
La plupart des investisseurs achètent et vendent des FNB au moyen d’un compte de courtage, puisque les FNB se négocient en bourse comme des actions. Pour investir, vous ouvrez d’abord un compte auprès d’un courtier à escompte (autogéré) ou d’un courtier de plein exercice. Une fois le compte approvisionné, vous pouvez passer un ordre d’achat ou de vente sur un FNB à l’aide de son symbole boursier pendant les heures de bourse. Les FNB peuvent être détenus dans des comptes enregistrés, comme un CELI ou un REER, ou dans un compte non enregistré, selon vos objectifs et votre situation fiscale. Les investisseurs peuvent aussi obtenir une exposition aux FNB en faisant affaire avec un conseiller financier autorisé, rattaché à une société encadrée par l’OCRI, qui peut recommander et exécuter des achats de FNB dans le cadre d’un portefeuille géré avec conseils.
Les résidents canadiens peuvent investir dans des FNB par l’entremise d’un courtier à escompte (autogéré) ou d’un courtier de plein exercice. Les FNB peuvent être détenus dans des comptes enregistrés comme le compte d’épargne libre d’impôt (CELI), le régime enregistré d’épargne-retraite (REER), le compte de retraite immobilisé (CRI), le fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), le régime enregistré d’épargne-études (REEE) et le régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI), ainsi que dans des comptes de placement non enregistrés.
L’ACFNB publie de l’information à jour et des ressources éducatives sur son site Web. Les investisseurs et les conseillers peuvent aussi accéder à des nouvelles et à des données sur les FNB par l’entremise de leur courtier ou de leur plateforme de courtage. D’autres sources comprennent notamment : les plateformes dédiées des bourses canadiennes, les sites et blogues des concepteurs de produits, ou encore les filtres indépendants. S’y ajoutent les documents d’information officiels, comme les prospectus et rapports de la gestion, répertoriés par les autorités réglementaires sur SEDAR+
Oui. La plupart des FNB versent des distributions aux investisseurs, bien que le montant et la fréquence varient considérablement selon le FNB, ses objectifs et sa stratégie. Les distributions peuvent aussi comprendre différents types de revenus. Par exemple, les dividendes canadiens provenant de sociétés d’ici donnent généralement droit au crédit d’impôt pour dividendes lorsqu’ils sont détenus dans un compte non enregistré. Les dividendes étrangers, comme ceux de sociétés américaines, peuvent être assujettis à une retenue d’impôt étranger à la source. Les FNB peuvent aussi distribuer des revenus d’intérêts, un remboursement de capital ou des gains en capital. Si le revenu constitue un objectif de placement principal, certains FNB sont spécialement conçus pour privilégier le rendement. Ces FNB peuvent verser des distributions trimestrielles ou mensuelles. Les investisseurs devraient examiner la ventilation des distributions du FNB pour comprendre les caractéristiques fiscales sous-jacentes, car le rendement annoncé n’est pas concluant quant à la façon dont le revenu sera imposé.
Le rendement des distributions d’un FNB se calcule selon différentes méthodes, et le chiffre présenté dépend de la façon dont les distributions sont mesurées et annualisées. Deux mesures courantes au Canada sont le rendement des 12 derniers mois et le rendement des distributions annualisé. Le rendement des 12 derniers mois additionne les distributions en espèces versées par le FNB au cours de la dernière année et divise ce montant par la valeur liquidative du FNB. Cette mesure reflète ce que le FNB a réellement versé et sert à comprendre le revenu historique. Le rendement des distributions annualisé prend la distribution la plus récente et l’annualise, en supposant que le versement demeure le même pendant une année complète. Cette méthode peut aider à estimer le revenu courant, mais elle est moins fiable si les distributions varient.
À l’achat ou à la vente de FNB, les investisseurs peuvent payer une commission de courtage, selon qu’ils font affaire avec un courtier à escompte ou un conseiller de plein exercice. Le niveau des commissions varie d’une société à l’autre et certains courtiers offrent la négociation de FNB sans commission. En plus des commissions, les FNB comportent des coûts de négociation implicites. Le plus courant est l’écart entre le cours acheteur et le cours vendeur, c’est-à-dire la différence entre le prix auquel un FNB peut être acheté et celui auquel il peut être vendu en bourse. Les FNB les plus liquides affichent généralement des écarts plus serrés, tandis que les FNB moins liquides ou plus spécialisés peuvent présenter des écarts plus larges.
Cela dépend du type de FNB. De nombreux FNB conviennent bien aux débutants, en particulier ceux qui offrent une large diversification, de faibles frais et une exposition simple aux actions ou aux obligations. Ces FNB servent souvent de blocs de base d’un portefeuille à long terme. D’autres FNB recourent à l’effet de levier, aux produits dérivés ou à des stratégies complexes et s’adressent généralement à des investisseurs expérimentés ou à la négociation à court terme. Les nouveaux investisseurs devraient privilégier les FNB plus simples et comprendre le fonctionnement d’un FNB avant d’investir.
Les FNB peuvent être regroupés de plusieurs façons. Par catégorie d’actif, un FNB peut investir dans des actions, des obligations, des espèces ou des instruments du marché monétaire, des marchandises, des cryptomonnaies, ou encore dans des portefeuilles multiactifs qui combinent plusieurs types d’actifs. Les FNB se distinguent aussi par leur stratégie. Les FNB à gestion passive reproduisent un indice, tandis que les FNB à gestion active s’appuient sur des gestionnaires de portefeuille pour sélectionner les titres ou gérer le risque. Certains FNB visent de larges marchés, alors que d’autres ciblent un pays, une région, un secteur, une industrie, un thème, voire une seule action. Enfin, certains FNB recourent à des mécanismes comme l’effet de levier, l’exposition inversée ou les produits dérivés pour modifier le rendement ou le risque. Ces FNB s’adressent généralement à des investisseurs plus expérimentés et servent souvent à des fins tactiques ou à court terme.
Oui. Le site Web de l’ACFNB propose des liens vers des outils de filtrage qui permettent aux investisseurs et aux conseillers de chercher et de comparer les FNB inscrits au Canada. On y trouve notamment les outils offerts par les bourses canadiennes, comme le Centre des investisseurs en FNB du Groupe TMX et le marché canadien des FNB de Cboe Canada, qui offrent des données, des analyses et des fonctions de filtrage. D’autres outils de filtrage et de recherche de tiers sont également accessibles en ligne.
Pour les FNB inscrits à la Bourse de Toronto, les nouveaux lancements figurent sur la page des nouvelles inscriptions de la TSX. Pour les FNB inscrits à Cboe Canada, les nouveaux produits sont répertoriés dans la section des fonds du répertoire des inscriptions de Cboe Canada. Les investisseurs et les conseillers peuvent aussi s’informer sur les nouveaux FNB au moyen de SEDAR+. SEDAR+ donne accès aux documents officiels déposés auprès des autorités de réglementation, notamment les prospectus de FNB, les documents Aperçu du FNB et l’information continue, qui exposent les objectifs de placement, les frais, les risques et la structure d’un FNB.
L’écart de suivi correspond à la différence, au fil du temps, entre le rendement d’un FNB et celui de l’indice ou de l’indice de référence qu’il cherche à reproduire. En termes simples, il indique dans quelle mesure un FNB colle à son indice de référence. Par exemple, un FNB inscrit au Canada qui suit l’indice S&P 500 peut afficher sur 10 ans un rendement légèrement différent de celui de l’indice de rendement total S&P 500. Même si les deux sont liés au même panier de titres sous-jacents, leur rendement ne sera pas identique. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces écarts, dont les frais de gestion, les mouvements de change entre le dollar canadien et le dollar américain, les retenues d’impôt étranger sur les dividendes, les coûts de négociation et de rééquilibrage à l’intérieur du FNB, ainsi que les décisions de gestion de portefeuille. Des écarts peuvent aussi découler de la méthode de réplication de l’indice, selon que le FNB détient tous les titres de l’indice (réplication intégrale) ou un sous-ensemble représentatif de titres (échantillonnage).
Un FNB en catégorie de société est structuré au sein d’une même société par actions qui regroupe plusieurs fonds d’investissement. Comme tous les fonds sont réunis dans une seule société, les revenus, les frais, les gains et les pertes peuvent être gérés à l’échelle de la société plutôt qu’à celle de chaque fonds. Cette structure peut permettre de compenser les gains d’un fonds par les pertes d’un autre, ce qui peut réduire les distributions imposables versées aux investisseurs. Les FNB en catégorie de société sont souvent utilisés par les investisseurs qui recherchent une plus grande efficience fiscale dans les comptes non enregistrés, bien que les avantages dépendent de l’activité globale et de la situation fiscale de la société.
Il s’agit de FNB qui investissent principalement dans d’autres FNB plutôt que de détenir directement des titres individuels. Ces produits sont souvent créés pour offrir une exposition diversifiée au moyen d’un seul placement. Au Canada, les FNB de FNB doivent divulguer clairement leur composition sous-jacente ainsi que leurs coûts totaux.
Un FNB à gestion passive est un FNB conçu pour reproduire le rendement d’un indice de marché précis en détenant les titres de cet indice, ou un échantillon représentatif de ceux-ci. Ces FNB suivent une approche passive : le portefeuille est géré de façon à refléter l’indice plutôt qu’à le surpasser. Parmi les exemples courants figurent les FNB qui reproduisent de larges indices de marché comme l’indice S&P/TSX 60, qui représente les sociétés canadiennes de premier ordre, ou l’indice Nasdaq-100, axé sur de grandes sociétés américaines à vocation technologique.
Un FNB à gestion active est géré par un gestionnaire de portefeuille et une équipe de recherche qui prennent des décisions de placement plutôt que de simplement reproduire un indice. Les FNB à gestion active peuvent recourir à des approches descendantes, comme l’ajustement de la répartition sectorielle ou par catégorie d’actif en fonction de perspectives économiques, à une sélection ascendante des titres, ou encore à des modèles quantitatifs ou fondés sur des règles qui leur sont propres. Bien que de nombreux FNB à gestion active se comparent à un indice de référence, leur composition et leur rendement peuvent s’en écarter sensiblement. Une façon d’évaluer le degré de gestion active d’un FNB par rapport à son indice de référence est la mesure appelée part active, qui indique le pourcentage du portefeuille qui diffère de l’indice. En général, une part active élevée traduit un écart plus marqué par rapport à l’indice, tandis qu’une part active faible indique que le FNB se comporte davantage comme un fonds indiciel passif.
Les FNB à effet de levier sont conçus pour offrir une exposition amplifiée à un indice de référence ou à une catégorie d’actif. Il en existe deux grands types, au fonctionnement très différent. Le premier recourt à des produits dérivés, le plus souvent des swaps sur rendement total, pour reproduire un multiple du rendement quotidien d’un indice de référence. Ces FNB peuvent viser des résultats comme 2x, 3x, ou l’inverse du rendement quotidien d’un indice, par exemple -2x ou -3x l’indice S&P 500. Comme l’effet de levier est réinitialisé chaque jour, le rendement sur de plus longues périodes peut s’écarter sensiblement du multiple annoncé, surtout dans des marchés volatils. Les frais plus élevés, les coûts de négociation, l’érosion liée à la volatilité et le risque lié à la séquence des rendements contribuent tous à cet effet. Ces FNB sont généralement conçus pour la négociation à court terme ou un usage tactique par des investisseurs expérimentés. Le second type crée un effet de levier en empruntant des liquidités, un peu comme un prêt sur marge, afin d’accroître l’exposition aux titres détenus. Ces FNB appliquent habituellement un levier plus modéré, souvent de l’ordre de 1,25x à 1,5x. Ils détiennent généralement les titres sous-jacents directement plutôt que de recourir à des swaps. Bien que leurs frais soient souvent plus élevés en raison des coûts d’emprunt et d’intérêt, ils sont généralement conçus pour des périodes de détention plus longues et ne réinitialisent pas le levier quotidiennement comme le font les FNB à effet de levier fondés sur des produits dérivés.
Un FNB sur action unique est un FNB qui offre une exposition à une seule société plutôt qu’à un groupe diversifié d’actions. Par exemple, un tel FNB peut être conçu pour reproduire le rendement d’Apple. Les FNB sur action unique peuvent être structurés de différentes façons. Certains détiennent directement les actions sous-jacentes, tandis que d’autres utilisent des produits dérivés comme des swaps pour obtenir l’exposition voulue. Bon nombre de ces FNB comportent aussi des mécanismes additionnels, comme l’effet de levier, l’exposition inversée ou des stratégies d’options d’achat couvertes visant à générer du revenu. Parce qu’ils se concentrent sur une seule société et peuvent recourir aux produits dérivés ou à l’effet de levier, les FNB sur action unique présentent un risque et une volatilité plus élevés que la plupart des FNB traditionnels. Ils s’adressent généralement à des investisseurs expérimentés et servent souvent à des fins tactiques ou à court terme plutôt que de constituer des positions de base d’un portefeuille.
Un FNB de cryptomonnaie au comptant est un FNB qui détient directement la cryptomonnaie elle-même, comme le bitcoin ou l’ether, plutôt que de recourir à des contrats à terme ou à d’autres produits dérivés. La valeur du FNB vise à refléter étroitement le cours actuel du marché (le cours au comptant) de la cryptomonnaie sous-jacente, avant les frais. Ces FNB confient la garde de la cryptomonnaie à des dépositaires institutionnels et permettent aux investisseurs d’obtenir une exposition au moyen d’un compte de courtage, sans avoir à acheter, à stocker ni à sécuriser eux-mêmes les actifs numériques. Comme les autres FNB, les FNB de cryptomonnaie au comptant se négocient en bourse tout au long de la journée et peuvent être détenus dans des comptes enregistrés et non enregistrés.
Un FNB de marchandises offre une exposition aux matières premières essentielles à l’économie mondiale, comme l’énergie, les métaux et les produits agricoles. Ces ressources sont largement utilisées dans la fabrication, la construction, le transport et la production alimentaire. Deux structures sont courantes. Les FNB adossés à l’actif physique détiennent directement la matière première entreposée; cette approche est la plus répandue pour les métaux précieux comme l’or et l’argent. La valeur du FNB reflète généralement le cours du marché de l’actif, avant les frais et les fluctuations de change. Les FNB fondés sur des produits dérivés obtiennent leur exposition au moyen de contrats à terme et servent couramment pour des ressources comme le pétrole, le gaz naturel, les produits agricoles et les métaux industriels. Ces FNB détiennent habituellement des espèces ou des titres à court terme en garantie. Leur rendement peut être influencé non seulement par les mouvements de cours, mais aussi par la dynamique du marché à terme, comme les coûts de renouvellement des contrats.
Un FNB à bêta intelligent est un FNB qui suit une stratégie fondée sur des règles et conçue pour capter des styles de placement précis, plutôt que de simplement pondérer les titres selon la capitalisation boursière. On les appelle aussi couramment FNB factoriels ou FNB fondamentaux. Ces FNB reproduisent généralement un indice construit à partir de critères définis, par exemple en sélectionnant ou en pondérant les titres selon des caractéristiques comme la valeur, la qualité, le momentum, la taille, la faible volatilité ou les dividendes. Même si la plupart des FNB à bêta intelligent sont indiciels, leurs règles peuvent être plus complexes que celles des indices traditionnels pondérés selon la capitalisation boursière. Certaines de ces stratégies peuvent aussi être mises en œuvre dans le cadre d’une stratégie de FNB à gestion active.
Un FNB sectoriel est un FNB qui se concentre sur un segment précis de l’économie plutôt que sur l’ensemble du marché. Ces FNB offrent une exposition ciblée à l’un des 11 secteurs de la Norme de classification des secteurs (GICS) : énergie, matériaux, industrie, consommation discrétionnaire, consommation de base, soins de santé, finance, technologies de l’information, services de communication, services aux collectivités et immobilier. Les FNB sectoriels peuvent être gérés passivement, en reproduisant un indice sectoriel, ou activement, au moyen d’une sélection de titres par un gestionnaire. Ils peuvent viser l’économie canadienne, le marché américain ou des secteurs mondiaux, et servent souvent à exprimer des perspectives économiques, à ajuster la pondération d’un portefeuille ou à accroître l’exposition à des industries précises.
Un FNB thématique se concentre sur une tendance de fond ou une idée de placement précise plutôt que sur un large secteur de l’économie. Ces FNB regroupent généralement des sociétés liées par un concept, une technologie ou un changement structurel commun, ce qui les rend plus ciblés que les FNB sectoriels. Les FNB thématiques peuvent être gérés activement ou reproduire un indice fondé sur des règles. Ces dernières années, on a vu des exemples populaires portant sur l’intelligence artificielle (IA), la cybersécurité, l’énergie propre, la robotique et l’automatisation ainsi que la génomique. Les investisseurs utilisent souvent les FNB thématiques pour exprimer une conviction ciblée à l’égard d’une tendance ou pour compléter un portefeuille plus large. Parce qu’ils sont plus concentrés, ces FNB peuvent être plus volatils et servent généralement de positions satellites plutôt que de positions de base.
Pour les investisseurs canadiens, un FNB international est un FNB qui offre une exposition aux marchés boursiers situés à l’extérieur de l’Amérique du Nord. Ces FNB se répartissent couramment en deux grandes catégories. Les FNB de marchés développés internationaux investissent dans des économies établies comme le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, le Japon, l’Australie et d’autres pays développés. Les FNB de marchés émergents internationaux ciblent des économies à croissance plus rapide mais moins développées, comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Corée du Sud et Taïwan. Lorsqu’on investit dans des FNB internationaux, les fluctuations du marché des changes constituent un facteur important. Les variations des taux de change entre le dollar canadien et les devises des titres sous-jacents peuvent accroître ou réduire le rendement. Certains FNB internationaux sont couverts contre le risque de change, tandis que d’autres laissent cette exposition non couverte, ce qui peut ajouter une source de rendement ou de risque.
Un FNB d’options d’achat couvertes est un FNB qui détient un portefeuille de titres, comme des actions ou un indice boursier, et qui génère du revenu en vendant des options d’achat sur une partie ou la totalité de ces titres. Les primes d’options encaissées sont généralement versées aux investisseurs sous forme de distributions. De nombreux FNB de ce type versent des distributions mensuelles, ce qui peut les rendre attrayants pour les investisseurs axés sur le revenu. La vente d’options peut toutefois limiter le potentiel de hausse si les titres sous-jacents progressent fortement, puisque les gains au-delà du prix de levée peuvent être perdus. Cette stratégie peut aussi offrir un certain soutien dans des marchés stables ou en léger recul. Les distributions provenant de ces FNB constituent des événements imposables dans les comptes non enregistrés, et leurs caractéristiques fiscales peuvent varier. Les investisseurs devraient toujours examiner la ventilation des distributions du FNB pour comprendre le traitement fiscal sous-jacent.
Un FNB de répartition de l’actif est un FNB qui combine plusieurs catégories d’actif, comme les actions, les obligations et les espèces, au sein d’un même fonds. Le FNB maintient une composition prédéfinie fondée sur un profil de risque cible, par exemple prudent, équilibré ou croissance. Ces FNB rééquilibrent automatiquement leur portefeuille afin de maintenir la composition de l’actif près de la cible au fil du temps. Ils servent souvent de solution de portefeuille tout-en-un, particulièrement pour les investisseurs individuels à la recherche de diversification et de simplicité.
Un FNB de CEIE détient des dépôts auprès d’une ou de plusieurs grandes institutions financières canadiennes, un peu comme des sommes placées dans un compte d’épargne à intérêt élevé traditionnel. Le FNB touche des intérêts sur ces dépôts et verse ce revenu aux investisseurs sous forme de distributions régulières, habituellement mensuelles. Les FNB de CEIE visent la préservation du capital, la liquidité et un rendement concurrentiel par rapport aux autres solutions de trésorerie. Bien qu’ils soient considérés comme peu risqués, ils ne sont pas l’équivalent d’un compte d’épargne bancaire. Les dépôts détenus dans le FNB ne sont pas directement assurés par la Société d’assurance-dépôts du Canada (SADC), et les rendements peuvent varier au gré des taux d’intérêt.
En général, non. La plupart des FNB d’obligations détiennent un portefeuille diversifié d’obligations aux échéances variées. À mesure que les obligations viennent à échéance ou sont vendues, le FNB les remplace par de nouvelles obligations afin de conserver ses caractéristiques cibles, comme l’échéance moyenne ou la duration. En raison de ce renouvellement continu, les investisseurs ne peuvent pas conserver un FNB d’obligations traditionnel jusqu’à l’échéance et récupérer un capital fixe, comme ils le feraient avec une obligation individuelle. Les FNB d’obligations à échéance cible font exception. Ces FNB portent une année précise dans leur nom, par exemple un FNB d’obligations « 2030 », et sont conçus pour être liquidés autour de cette date. À l’échéance, le FNB est généralement liquidé et les investisseurs reçoivent une distribution en espèces fondée sur la valeur des obligations restantes, déduction faite des frais. Pendant leur durée de vie, les FNB d’obligations versent généralement des distributions régulières, souvent mensuelles, qui reflètent les revenus d’intérêts des obligations sous-jacentes. Cela diffère des obligations individuelles, qui versent habituellement des intérêts deux fois par année.
Un « .U » à la fin du symbole d’un FNB canadien indique que le FNB se négocie en dollars américains plutôt qu’en dollars canadiens. On parle alors de parts libellées en dollars américains. Les placements sous-jacents peuvent être les mêmes que ceux de la version libellée en dollars canadiens du FNB, mais la devise de négociation est le dollar américain. Cela peut être utile pour les investisseurs qui détiennent déjà des dollars américains ou qui souhaitent éviter une conversion de devises à l’achat ou à la vente du FNB.
Un FNB couvert contre le risque de change est conçu pour réduire l’incidence des fluctuations des devises sur le rendement. Cela est particulièrement pertinent lorsqu’un FNB inscrit au Canada détient des actifs étrangers. Par exemple, un FNB inscrit au Canada qui suit l’indice S&P 500 se négocie en dollars canadiens, mais détient des actions américaines libellées en dollars américains. Dans un FNB non couvert, les variations du dollar canadien influent sur le rendement. Si le dollar américain s’apprécie par rapport au dollar canadien, le rendement est rehaussé une fois converti en dollars canadiens, toutes choses étant égales par ailleurs. Si le dollar canadien se renforce, le rendement est réduit. Un FNB couvert utilise des produits dérivés, généralement des contrats de change à terme, pour neutraliser cette exposition au risque de change. L’objectif est que le rendement du FNB reflète plus étroitement celui de l’indice sous-jacent, avec moins de volatilité attribuable aux devises. La couverture n’est toutefois pas gratuite. Son coût et le renouvellement des contrats de change peuvent créer des écarts de suivi au fil du temps. Les FNB couverts peuvent donc afficher un rendement différent de celui des versions non couvertes, selon les conditions de marché et l’évolution des devises.
Si un FNB annonce sa fermeture, les investisseurs ont généralement deux options. Tant que le FNB continue de se négocier, vous pouvez vendre vos parts en bourse comme vous le feriez normalement. Pendant cette période, le FNB continue de détenir ses actifs sous-jacents et son cours reflète habituellement la valeur de ces titres. Si vous conservez le FNB jusqu’à sa fermeture, le fonds sera liquidé. Le fournisseur du FNB vendra les titres sous-jacents, acquittera les frais impayés et distribuera le produit restant aux porteurs de parts. Les investisseurs reçoivent une somme en espèces établie en fonction du nombre de parts qu’ils détiennent, puis le FNB est radié de la cote.